Ecrivain
Partageant sa vie entre les États-Unis, où elle enseigne la littérature française, et la Guadeloupe, Maryse Condé (née en 1937) est " l'écrivaine " la plus célèbre des Antilles. Cette notoriété s'est forgée au fil de ses livres.
Romancière et essayiste, elle débuta sa carrière d'auteur avec des ouvrages de fiction et une réflexion sur la littérature orale en Guadeloupe et en Martinique, La civilisation du bossale (1978), ainsi que sur des romancières antillaises de langue française, La parole des femmes (1979). Ségou, une saga qui se déroule au Mali dans le royaume bambara et relate, sur quatre générations, l'histoire d'une famille, connaîtra un grand succès populaire.
À la recherche de ses racines, Maryse Condé passera de nombreuses années (1960-1972) en Afrique (Côte-d'Ivoire, Guinée, Ghana, Sénégal). " Il fallait, explique-t-elle, que je fasse ces voyages, il fallait que j'éteigne en moi mon désir d'ailleurs pour réaliser, enfin, que je ne pouvais trouver mon identité que chez moi . " De cette quête naîtront Moi, Tituba, sorcière noire de Salem, un roman sur l'intolérance et le racisme, La Vie scélérate ou Traversée de la Mangrove.
Célèbre pour son franc-parler, elle ne cache pas son engagement en faveur d'une solution politique donnant aux Antilles les moyens de décider de leur avenir. Elle aime : Duras, le Blues, Modiano, Faulkner et Fanon. Elle n'aime pas : le capitalisme, la poésie, le manichéisme, les conventions et l'exotisme.
Partageant sa vie entre les États-Unis, où elle enseigne la littérature française, et la Guadeloupe, Maryse Condé (née en 1937) est " l'écrivaine " la plus célèbre des Antilles. Cette notoriété s'est forgée au fil de ses livres.
Romancière et essayiste, elle débuta sa carrière d'auteur avec des ouvrages de fiction et une réflexion sur la littérature orale en Guadeloupe et en Martinique, La civilisation du bossale (1978), ainsi que sur des romancières antillaises de langue française, La parole des femmes (1979). Ségou, une saga qui se déroule au Mali dans le royaume bambara et relate, sur quatre générations, l'histoire d'une famille, connaîtra un grand succès populaire.
À la recherche de ses racines, Maryse Condé passera de nombreuses années (1960-1972) en Afrique (Côte-d'Ivoire, Guinée, Ghana, Sénégal). " Il fallait, explique-t-elle, que je fasse ces voyages, il fallait que j'éteigne en moi mon désir d'ailleurs pour réaliser, enfin, que je ne pouvais trouver mon identité que chez moi . " De cette quête naîtront Moi, Tituba, sorcière noire de Salem, un roman sur l'intolérance et le racisme, La Vie scélérate ou Traversée de la Mangrove.
Célèbre pour son franc-parler, elle ne cache pas son engagement en faveur d'une solution politique donnant aux Antilles les moyens de décider de leur avenir. Elle aime : Duras, le Blues, Modiano, Faulkner et Fanon. Elle n'aime pas : le capitalisme, la poésie, le manichéisme, les conventions et l'exotisme.
