Queen Nanny

Queen Nanny
Lors de la conquête de la Jamaïque par les Anglais en 1655, les esclaves noirs se sont retranchés dans le Cockpit Country au sud est de Montego Bay. Y vivaient déjà des descendants d'Arawaks mêlés à des esclaves en fuite, les derniers Arawaks se fondirent complètement par métissages successifs. Certaines légendes Arawaks sont passées dans la culture locale grâce aux chants traditionnels. Le relief montagneux de l'île permit aux réfugiés d'échapper aux colons, le Blue Mountain Peak culmine à 2467 mètres d'altitude. Du haut des collines rocheuses couvertes de forêts vierges, ils harcèlent les fermiers anglais, brûlent les plantations, libèrent des esclaves. La guérilla dura pendant 80 ans.

Les maroons étaient divisés en deux principaux groupes celui de Trelawney Town dirigé par Kojo (alias Cudjoe) et celui de Windward dirigé par Queen Nanny qui fut succédée par Quao. Les principaux chefs de guerre marron sont Cudjoe, Accompong et une femme NANY une prêtresse au courage légendaire. La première guerre « marrons » démarre en 1690 dans la paroisse de Clarendon sous les ordres de Cudjoe.

Les Anglais firent venir des boucaniers, des indiens miskitos (Nicaragua), des chasseurs cubains avec des chiens dressés pour la chasse aux esclaves pour tenter de soumettre les esclaves en fuite.

Cudjoe tient tête à 6 commandants britanniques successifs pendant 40 ans jusqu'à la signature d'un premier traité en mars 1739 avec le colonel John Guthrie. D'autres traités sont signés avec les différents chefs marrons : Quao, Johnny , Accompong.
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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 17:14

Modifié le lundi 23 juillet 2007 10:08

Ô Guadeloupe

Ô Guadeloupe
Un oiseau passe
éclair de plumes
dans le courrier du crépuscule
VA
VOLE
ET DIS-LEUR
Dis-leur que tu viens d'un pays
formé dans une poignée de main
un pays simple comme bonjour
où les nuits chantent
pour conjurer la peur des lendemains
dis-leur
que nous sommes une bouchée
répartie sur sept îles
comme les sept couleurs de la semaine
mais que jamais ne vient
le dimanche de nous-mêmes
VA
VOLE
ET DIS-LEUR
Dis-leur que les marées
ouvrent la serrure de nos mémoires
que parfois le passé souffle
pour attiser nos flammes
car un peuple qui oublie
ne connaît plus la couleur des jours
il va comme un aveugle dans la nuit du présent
dis-leur que nous passons d'île en île
sur le pont du soleil
mais qu'il n'y aura jamais assez de lumière
pour éclairer
nos morts
dis-leur que nos mots vont de créole en créole
sur les épaules de la mer
mais qu'il n'y aura jamais assez de sel
pour brûler notre langue
VA
VOLE
ET DIS-LEUR
Dis-leur qu'à force d'aimer les hommes
nous avons appris à aimer l'arc-en-ciel
et surtout dis-leur
qu'il nous suffit d'avoir un pays à aimer
qu'il nous suffit d'avoir des contes à raconter
pour ne pas avoir peur de la nuit
qu'il nous suffit d'avoir un chant d'oiseau
pour ouvrir nos ailes d'hommes libres
VA
VOLE
ET DIS-LEUR...

Ernest Pépin
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# Posté le vendredi 07 juillet 2006 17:00

Modifié le lundi 23 juillet 2007 10:08

1492 - Christophe Colomb

1492 - Christophe Colomb
je viens de revoir un film, auquel je voudrais rendre hommage : "1492-Christophe Colomb" (de Ridley Scott avec Depardieu et Sigourney Weaver pour les connaisseurs).

Un film poignant, sur le thème de la découverte du nouveau monde. Mais plus que celà, on y voit comment au delà de la gloire qu'on lui reconnait actuellement, le chemein vers le nouveau monde a éprouvé cette homme que l'on a même voulu délibérément effacer de l'histoire .....

Il y a aussi cette scène que j'apprécie particulièrement. A peine sortie de prison, et revenant d'un entretien avec la reine d'Espagne, il croise Sanchez dans les couloirs :

Christophe - Regardez dehors. Que voyez vous ?
Sanchez - je vois des tours, ....(il s'emporte) ...je vois de la civilisation !!! ...
Christophe - Tout cela fu crée par des hommes comme moi. Aussi longue que soit votre vie, Sanchez, il ya une chose qui ne changera jamais entre vous et moi. Je l'ai fais, et vous non.












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# Posté le jeudi 22 juin 2006 08:43

Modifié le vendredi 07 juillet 2006 16:13

Hommage à la femme noire

Hommage à la femme noire
Un petite pensée juste comme sa.

N'est telle pa belle LA femme noire ?? Un ami m'a fait découvrir dernièrement un poème que je partage aujourd'hui avec toi.


Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais
lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du
Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux
flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.

Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire

A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains

de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les
racines de la vie.


Extrait de
" Oeuvres Poétiques" de Léopold Sédar Senghor
Le Seuil

# Posté le jeudi 22 juin 2006 06:02

Modifié le jeudi 22 juin 2006 08:45

La Tour du Père Labat

La Tour du Père Labat
La tour du Père Labat, est basée juste à l'entrée du bourg de Baillif en venant de Basse-Terre, à l'extrémité de l'allée des Pères Blancs. Impossible de la rater, tous le monde la connait.

Mais moi je me suis toujours demandé pourquoi elle s'appale comme ça .... Et surtout qui pouvais être ce père labat ???


Et bien j'ai trouvé quelques élément de réponse.

Né à Paris en 1663, Jean Baptiste LABAT entre chez les Dominicains en 1682. Après avoir été aumônier, professeur de mathématiques, de philosophie, il part pour les Antilles en novembre 1693.
L'originalité du père Labat réside dans le fait qu'il ne se contentera pas de son rôle de religieux.
Ainsi il participa activement :

- A la défense de la Guadeloupe (fortifications, guerre contre les Anglais...)
- Au développement de l'économie cannière et sucrière (invention de machines, construction de moulins, il était lui-même propriétaire d'esclaves...)

En 1722, il publiera "Nouveau Voyage aux Isles de l'Amérique".


Et voilà le pourquoi de cette construction:

Cette construction fait partie d'un ensemble de fortifications qui devaient protéger le sud de la Basse-Terre. Et le père Jean-Baptiste Labat (1663-1738), fut appelé de Martinique par le gouverneur Auger afin de mettre ses talents d'ingénieur au service du roi. Les pères blancs décidèrent, à leurs frais, de batir un édifice en bordure du littoral, destiné à prévenir les attaques surprises de l'ennemi. En effet, Baillif présentait pour le débarquement des navires, des avantages indéniables comme une anse abritée au vent et des fonds peu sableux.

Et c'est ainsi que fut élevée en 1703 une tour d'environ 3 mètres de haut et 13 mètres de diamètre, capable d'accueillir entre douze et quinze hommes. La tour est comblée jusqu'à mi-hauteur de pierres et de sable formant une plate forme pour surveiller l'horizon. Toutefois l'histoire démontra le peu de persuasion de cet édifice puisqu'elle n'empêcha pas les anglais de détruire à nouveau le bourg de Baillif dès 1703.
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# Posté le jeudi 22 juin 2006 05:36

Modifié le jeudi 22 juin 2006 05:47